Comme à Bergen, la défense n'a pas pris de but contre Auxerre...
Oui, ça fonctionne pas mal déjà. Lors du premier, nous manquions de communication. Contre Bergen et Auxerre, on a plus parlé mais on a été également plus solides, plus attentifs et plus solidaires.
Comment se passe l'entente avec Ronald Zubar ?
C'était notre quatrième match ensemble avec Ronald Zubar. Durant la préparation, nous avions joué quelques matches amicaux ensemble. On se parle beaucoup avant le match et sur le terrain, on communique parce que nous ne nous connaissons pas assez. Pour l'instant, ça se passe bien grâce à cette communication entre lui et moi.
Que vous manque-t-il pour être encore plus performants ?
On doit encore travailler. Il manque toujours quelque chose parce que nous ne sommes pas parfaits. On doit s'améliorer sur la communication, la concentration et les longs ballons.
Que vous a dit le coach à la fin du match ?
Il nous a dit que l'on était bien regroupés derrière et que nous avions été costauds. Avant le match, les consignes étaient claires. On devait rester concentrés car Auxerre joue beaucoup en contre-attaque avec de longs ballons sur Jelen.
"Si je les avais contre moi (en parlant des attaquants marseillais), ce serait très difficile mais heureusement on joue dans la même équipe"
C'était votre première au stade Vélodrome sous le maillot marseillais. Comment cela s'est-il passé ?
J'étais à l'aise. Je me sentais déjà chez moi. Le Vélodrome, maintenant, c'est ma maison. On a fait un gros match pour cette première.
Etes-vous aussi à l'aise au stade Vélodrome qu'au sein de votre défense où Erik Gerets attend de vous que vous soyez le patron ?
Je ne suis pas quelqu'un qui va crier sur le terrain. Moi je parle à ma façon, les joueurs m'écoutent bien. J'essaie de replacer l'équipe. Je me sens bien, le coach m'a donné des responsabilités que j'ai acceptées et je fais mon possible pour mettre en place ses consignes.
Est-ce que, vu de derrière sur le terrain, l'attaque marseillaise est aussi impressionnante que depuis les tribunes ?
Ah oui ! Quand on voit les qualités de Hatem, Mamadou ou Baky, c'est impressionnant. Si je les avais contre moi, ce serait très difficile mais heureusement on joue dans la même équipe.
A l'entraînement, c'est difficile de jouer contre eux ?
Bien sur. Quand Hatem vient en face de vous, balle au pied, c'est toujours très difficile de le prendre. Chacun a ses qualités et ils peuvent tous faire la différence à n'importe quel moment.
"On a tout pour faire jeu égal avec Lyon"
Avoir des tels joueurs en attaque vous permet d'être plus confiants en défense ?
Nous savons, avec Modeste M'Bami et Benoît Cheyrou, que nous devons défendre avec nos qualités. Dès que l'on a le ballon, on peut le donner aux milieux de terrain et nos attaquants vont essayer de faire la différence.
Où vous situez-vous le potentiel offensif marseillais par rapport à Lyon, par exemple ?
C'est pareil. Lyon a de très bons joueurs offensifs mais Marseille possède des joueurs qui peuvent faire la différence et qui peuvent faire gagner des rencontres. Même les joueurs qui sont sur le banc peuvent, quand ils entrent en jeu, faire basculer un match. On l'a vu dimanche avec Grandin. Il est entré et il a marqué un beau but.
Pensez-vous l'OM capable de venir titiller l'OL ?
Bien sur, on a tout pour faire jeu égal avec Lyon. On a des joueurs de qualité, ils l'ont montré d'ailleurs.
Dans quel état d'esprit allez-vous faire le voyage au Havre ?
On vient de gagner 4-0 contre Auxerre, donc on va aller au Havre avec beaucoup de confiance. On va là-bas pour gagner. Nous n'allons certainement pas encore marquer quatre buts, si nous n'en marquons qu'un et que nous n'en prenons pas, ce sera bien. Ce sont les trois points qui comptent.
C'est encore une semaine difficile car après Le Havre, c'est Bergen et Sochaux, deux matches à domicile...
On doit faire le plein. Ces trois matches vont nous permettre de bien se placer en championnat et en coupe d'Europe.